Mais que font les artistes ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/ Rencontres proposées par la Fédération des arts de la rue en Île-de-France fr SPIP - www.spip.net Quelles frontières ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Quelles-frontieres.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Quelles-frontieres.html 2008-05-13T12:53:59Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Clowns sans Frontières et l'artiste Philippe Niorthe. <br />L'artiste est un animal voyageur. Dès 1880, le Conseil supérieur des Beaux-arts propose des bourses de voyage aux artistes. Aujourd'hui, les résidences à l'étranger se multiplient. Elles témoignent de la volonté, voire de la nécessité, pour certains artistes de se confronter à un contexte, un territoire, des populations et des problématiques qui diffèrent. Dans les pays du Sud, les artistes se trouvent, plus qu'ailleurs, aux prises avec (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton32.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Clowns sans Frontières et l'artiste Philippe Niorthe.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">L'artiste est un animal voyageur. Dès 1880, le Conseil supérieur des Beaux-arts propose des bourses de voyage aux artistes. Aujourd'hui, les résidences à l'étranger se multiplient. Elles témoignent de la volonté, voire de la nécessité, pour certains artistes de se confronter à un contexte, un territoire, des populations et des problématiques qui diffèrent. Dans les pays du Sud, les artistes se trouvent, plus qu'ailleurs, aux prises avec la question de l'altérité. Comment un artiste peut-il déjouer les images-ghettos ? Comment susciter un nouveau regard, explorer de nouvelles relations loin des préjugés réciproques qui figent la différence ?</p> <p class="spip">Philippe Niorthe, artiste visuel, travaille régulièrement dans le quartier de New Bell, à Douala, au Cameroun. Il y explore les représentations issues de la colonisation et s'interroge sur ce qui fonde l'image de l'autre.</p> <p class="spip">Au sein de l'association Clowns sans Frontières, des artistes partent présenter des spectacles à des populations qui en sont privées et rencontrer des artistes locaux. Ils se frottent à un public et à un contexte de représentation singuliers, à des questions quant à la relation qui s'instaure à l'autre.</p> <p class="spip">À travers ces deux démarches émergent une interrogation complexe : l'art, moyen d'expression et d'exploration du réel, saurait-il être le laboratoire de nouveaux échanges ?</p></div> <div class='rss_ps'>Clowns sans Frontières est une association artistique de solidarité internationale qui créé des échanges de part le monde avec d'autres artistes et offre des spectacles aux populations victimes de la misère, de la guerre ou de l'exclusion. <br />Le plasticien Philippe Niorthe est membre du Collectif 12 depuis 1999. À Mantes-la-Jolie, il développe une réflexion sur l'espace social et urbain. Depuis 4 ans, il travaille également sur le contexte historique et contemporain du Cameroun.</div> Quelle est la longueur de ma laisse ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Quelle-est-la-longueur-de-ma.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Quelle-est-la-longueur-de-ma.html 2008-05-13T12:45:26Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre entre Véronique Ravier, Nadège Prugnard et Antonella Corsani. <br />La longue absence des femmes dans l'histoire de l'art impose un questionnement sur les mécanismes sociaux qui ont engendré ce vide. L'art et la culture eux-mêmes, en tant que producteurs d'images et de sens, n'ont-ils pas contribué à fabriquer les normes de genre et de sexe qui fondent l'exclusion ? <br />Si les femmes ont aujourd'hui accès aux métiers de l'art et de la culture, elles continuent de subir une précarité accrue. De Virginia (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton31.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre entre Véronique Ravier, Nadège Prugnard et Antonella Corsani.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">La longue absence des femmes dans l'histoire de l'art impose un questionnement sur les mécanismes sociaux qui ont engendré ce vide. L'art et la culture eux-mêmes, en tant que producteurs d'images et de sens, n'ont-ils pas contribué à fabriquer les normes de genre et de sexe qui fondent l'exclusion ?</p> <p class="spip">Si les femmes ont aujourd'hui accès aux métiers de l'art et de la culture, elles continuent de subir une précarité accrue. De Virginia Woolf à Annette Messager, comment les femmes artistes déstabilisent ces dispositifs producteurs de différence sexuelle et d'infériorisation ? Comment la création peut-elle déconstruire les représentations et déplacer l'ordre binaire masculin - féminin ? L'acte artistique des femmes créatrices est-il forcément un acte féministe, féminin, politique ?</p> <p class="spip">À Montreuil, dans un cadre de circonstance, les artistes Véronique Ravier et Nadège Prugnard ainsi que Antonella Corsani, chercheur et féministe, proposent de s'attaquer aux codes, archétypes et à toutes les identités figées.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quelques références, citées par les intervenantes et participants, pour prolonger cette rencontre :</strong></p> <p class="spip">Ouvrages :</p> <p class="spip"><i class="spip">Une chambre à soi</i>, Virginia Woolf, 10-18, 1999.</p> <p class="spip"><i class="spip">La pensée straight</i>, Monique Wittig, Amsterdam, 2007.</p> <p class="spip"><i class="spip">La matrice de la race</i>, Elsa Dorlin, La Découverte, 2006.</p> <p class="spip"><i class="spip">Les féministes et le garçon arabe</i>, Nacira Guénif et Eric Macé, L'aube, 2004.</p> <p class="spip">Film :</p> <p class="spip"><i class="spip">Passe la balle</i>, d'Anne-Laure Vernet</p></div> <div class='rss_ps'><p class="spip">Véronique Ravier est chanteuse, membre du groupe vocal Quartet Buccal, engagée au sein de la Coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France.</p> <p class="spip">Nadège Prugnard, auteur associée au théâtre d'Aurillac, comédienne et metteur en scène, développe une écriture critique de notre temps engageant l'organique et la subversion.</p> <p class="spip">Antonella Corsani mène ses recherches sur le travail dans le spectacle vivant.</p></div> Qui se souvient de nous ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qui-se-souvient-de-nous.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qui-se-souvient-de-nous.html 2008-05-13T12:35:43Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Stéphane Gatti, artiste. <br />La ville de Paris compte 2,1 millions d'habitants et 634 000 sépultures. Vivants et morts se partagent donc la ville, mais chacun dans leur espace défini : les morts sont cantonnés aux cimetières et aux fêtes nationales, et n'apparaissent dans l'espace public « passant » que sous forme de plaques ou de monuments commémoratifs. <br />La seule mort qui soit visible est la mort-cérémonie, celle de la mémoire officielle. Qu'en est-il de la mort-douleur, celle des émotions (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton30.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Stéphane Gatti, artiste.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">La ville de Paris compte 2,1 millions d'habitants et 634 000 sépultures. Vivants et morts se partagent donc la ville, mais chacun dans leur espace défini : les morts sont cantonnés aux cimetières et aux fêtes nationales, et n'apparaissent dans l'espace public « passant » que sous forme de plaques ou de monuments commémoratifs.</p> <p class="spip">La seule mort qui soit visible est la mort-cérémonie, celle de la mémoire officielle. Qu'en est-il de la mort-douleur, celle des émotions individuelles ? Serait-il indécent de l'exposer en public ? Où sont passés les pleureuses et les habits noirs ? Le passé deviendrait-il une affaire étatique, et l'histoire un débat de spécialistes ? Certaines personnes continuent pourtant de ressentir le besoin d'exprimer leur douleur individuelle dans l'espace commun, par une fleur ou une photographie. Elles jettent ainsi un pont entre histoire personnelle et histoire collective, désacralisent le passé et lui rendent la part d'émotion qui lui revient.</p> <p class="spip">En écrivant des lettres à 786 juifs raflés à Marseille en février 1943, déportés et exterminés dans les chambres à gaz du camp de Sobibor, à leur ancienne adresse, sur le Panier à Marseille, Stéphane Gatti et un groupe de 80 stagiaires ont accompli ce même genre de travail : ils ont transformé un moment de l'histoire commune et oubliée en mémoire vive, au présent.</p></div> <div class='rss_ps'>Vidéaste, scénographe, metteur en scène, Stéphane Gatti travaille à des projets artistiques et culturels fortement ancrés dans le territoire. <br />À travers une démarche de la rencontre, rencontre de l'autre, l'habitant, le groupe, il entre dans la complexité de la ville et lui restitue une relecture de son histoire.</div> Faut-il avoir peur de soi-même ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Faut-il-avoir-peur-de-soi-meme.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Faut-il-avoir-peur-de-soi-meme.html 2008-05-13T10:44:21Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Dominique Houdart, co-directeur de la Compagnie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin. <br />Par sa situation géographique et son histoire d'ancienne puissance coloniale, la France est un pays de migration de longue date. Plus d'un quart de la population française a un parent ou un grand-parent issu de l'immigration. Malgré cette relation à l'autre historique, depuis plusieurs années les politiques migratoires se durcissent et les frontières se crispent. Avons-nous peur de l'autre ? Quelle est la (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton29.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Dominique Houdart, co-directeur de la Compagnie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Par sa situation géographique et son histoire d'ancienne puissance coloniale, la France est un pays de migration de longue date. Plus d'un quart de la population française a un parent ou un grand-parent issu de l'immigration. Malgré cette relation à l'autre historique, depuis plusieurs années les politiques migratoires se durcissent et les frontières se crispent. Avons-nous peur de l'autre ? Quelle est la place de la différence dans notre société ?</p> <p class="spip">Dans la lignée du théâtre politique, la compagnie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin explore le fait migratoire comme enjeu grandissant des relations internationales et des consciences individuelles : Que se passe-t-il lorsque l'artiste décide de s'immiscer dans la polémique d'un fait de société ? Le théâtre peut-il être directement lié à l'actualité et dans ce cas peut-il contribuer à changer les regards ?</p> <p class="spip">En choisissant d'utiliser une fable naïve et des personnages étranges mais fondamentalement bons pour mettre en abîme le drame de l'immigration, la compagnie Houdart-Heuclin se confronte au défi d'utiliser la tendresse et l'émotion comme armes stratégiques pour stimuler les pensées, la non-violence comme moyen de prise de conscience.</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p class="spip">Dominique Houdart nous accueille au théâtre de l'Etoile du Nord, où sa compagnie présentera son spectacle sur l'immigration fin 2009. A la lumière de l'essai de Jean-Claude Wallach <i class="spip">La culture pour qui ?</i>, Dominique Houdart entame sa présentation en évoquant les rapports difficiles entre culture et institution et les échecs de la démocratisation culturelle en France. « Aujourd'hui les trois valeurs que représentent le service public, la créativité et l'utopie ne peuvent plus vraiment se développer dans l'espace de l'institution qui impose insidieusement un formatage, explique-t-il. La véritable démocratie culturelle signifierait que la culture n'est plus dispensée d'en haut, par un Etat providence et des institutions paternalistes, mais qu'elle soit une émanation du peuple. La rue est piégée dès qu'elle est organisée pour le plus grand nombre. Mais le « hors les murs » reste une voie passionnante si elle est chantier, lieu de recherche et d'expérimentation d'une relation au citoyen fondée sur le partage, la surprise et l'échange. » Comment l'expérience artistique de la Compagnie Dominique Houdart- Jeanne Euclin s'inscrit-elle dans cette expérimentation ? _Après une première phase de théâtre politique en salle axé sur des thèmes historiques, la nécessité de créer un personnage contemporain, une sorte d'Ubu, donne naissance à une marionnette. Celle-ci relève le défi plastique de réunir les contraires, d'être à la fois jeune et vieux, beau et laid, etc. et incarne l'étranger, l'autre, le différent. Il s'agit du premier « Padox », portant un nom inventé de toutes pièces, qui s'avérera plus tard, par pure coïncidence, signifier en langue chinoise « celui qui vient d'ailleurs ». _A partir de ce premier archétype, d'autres Padox, devenus des marionnettes habitables, voient le jour ; ils sont mis en scène dans des sketchs puis dans des improvisations guidées. S'installant par exemple dans un appartement d'une cité HLM pendant 15 jours, ils suivent la vie du quartier, devenant de nouveaux habitants. Ils proposent une théâtralisation de la vie quotidienne qui ravive le lien social et invite les gens à sortir de chez eux. Bientôt, les marionnettes sont confiées aux habitants eux-mêmes qui au cours d'un stage apprennent à les manipuler. _Étrangers, les Padox apprennent par mimétisme, au contact de l'autre, des gestes qui semblent aussi évidents que celui de traverser une rue… et ils créent ainsi une relation en miroir. _Transposables géographiquement, ils voyagent partout dans le monde, jusqu'au Brésil où ils sont animés par un public de prisonniers. Et à Oslo, au Nordic Black Theater, école de théâtre pour jeunes immigrés, les Padox se révèlent être, au contact de ces jeunes, comme eux, des immigrés, qui racontent luer histoire, celle d'un exil collectif depuis un village du Sud où la sécheresse contraint à partir. Face aux murs, malmenés par les agents de police aux visages-menottes, les Padox représentent l'être humain face aux situations de catastrophe. _Ce théâtre naïf, revendiqué comme tel, sans aucun discours ajouté, permet au truchement de fonctionner. Et il rejoint ainsi ces propos de Bertolt Brecht sur le théâtre populaire : « Ce qu'il faut faire, c'est définir ce qu'est le peuple. Et le voir comme une multitude pleine de contradictions, en pleine évolution, et une multitude à laquelle on appartient soi-même. En face de l'artiste, en tant que public, le peuple n'est pas seulement l'acheteur ou celui quoi passe une commande, il est aussi le fournisseur. Il fournit les idées, il fournit le mouvement, il fournit la matière, il fournit la forme. Tout cela sans unité, dans un perpétuel changement, à son image. »</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quelques références pour prolonger la rencontre :</strong></p> <p class="spip">Le site de la compagnie Dominique Houdart Jeanne Euclin http://d.houdart.free.fr (où sont présentés les carnets de voyage des Padox).</p> <p class="spip">_<i class="spip">La culture pour qui ?</i>, Jean-Claude Wallach, L'Attribut, 2006 _<i class="spip">La lettre au directeur de théâtre</i>, Denis Guénoun, Cahiers de l'Egaré, 2003 _<i class="spip">Le théâtre est-il nécessaire</i>, Denis Guénoun, Circé, 1998</p></div> <div class='rss_ps'>Créée en 1964, la compagnie Dominique Houdart – Jeanne Heuclin utilise l'objet, la figure, la marionnette, des matériaux bruts ou des objets élaborés afin d'exorciser les peurs, parodier les hommes et les sociétés, agir sur les esprits.</div> Qu'est-ce que tu trafiques ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qu-est-ce-que-tu-trafiques.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qu-est-ce-que-tu-trafiques.html 2008-05-13T10:29:27Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Les Souffleurs – Commandos poétiques. <br />Conurbations, mégalopoles, villes géantes… La ville contemporaine se caractérise notamment par sa fonction circulatoire. Au coeur du tissu urbain, la gestion de l'espace public consiste avant tout en une gestion rationnelle et fluide de la circulation et des flux. Arrêts, bouchons, interruption du trafic piéton comme automobile sont synonymes de paralysie, de désordre et de perte de temps. Dans nombre de règlements municipaux légiférant sur le (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton28.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Les Souffleurs – Commandos poétiques.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Conurbations, mégalopoles, villes géantes… La ville contemporaine se caractérise notamment par sa fonction circulatoire. Au coeur du tissu urbain, la gestion de l'espace public consiste avant tout en une gestion rationnelle et fluide de la circulation et des flux. Arrêts, bouchons, interruption du trafic piéton comme automobile sont synonymes de paralysie, de désordre et de perte de temps. Dans nombre de règlements municipaux légiférant sur le domaine public, il est interdit d'entraver la libre circulation de la voie publique. Circuler, il n'y a rien à voir. Les Souffleurs – Commandos poétiques envisagent la ville comme territoire des hommes et non comme zone de flux. Comment exister, en tant qu'humain, au coeur de cet espace féroce et préoccupant ? Est-il possible de transformer ce monde, d'influer sur l'espace public par une posture d'observateur, par une qualité de présence, par le silence ? C'est ce défi d'être au monde, en tant qu'artistes et qu'hommes, que les Souffleurs relèvent au travers de leurs interventions en commandos.</p> <p class="spip">Dans le quartier des Halles à Paris, plus d'un million de visiteurs transitent chaque jour. Dans ce contexte autorégulé, saisir le rythme du circuit, dévier une trajectoire, se poser au milieu d'un flux deviennent rapidement des actes subversifs. C'est aussi faire l'expérience physique de se sentir traversé par le mouvement de l'espace public. Le 10 juin, les Souffleurs – Commandos poétiques vous convient à un petit travail de contre-point.</p></div> <div class='rss_ps'>Les Souffleurs chuchotent dans les oreilles des hommes des secrets poétiques, philosophiques et littéraires à l'aide de cannes creuses (les Rossignols). Ils opposent ainsi à l'incertitude générale du signalement la posture provocante de la tendresse.</div> How to think different ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/How-to-think-different.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/How-to-think-different.html 2008-05-13T10:19:10Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Jean Faucheur, artiste, fondateur de l'association le Mur + guests. <br />En adoptant un nouveau règlement local de publicité, le Conseil de Paris entreprend de réduire l'affichage publicitaire avec des mesures symboliques, comme la restriction des emprises aux abords du périphérique, la fin des panneaux 4x3 ou l'interdiction des publicités à moins de 50 mètres des écoles. Représentant 12% des supports publicitaires, l'affichage est en réalité en perpétuelle expansion dans la mesure où les (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton27.jpg" alt="" align="right" width="288" height="411" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Jean Faucheur, artiste, fondateur de l'association le Mur + guests.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">En adoptant un nouveau règlement local de publicité, le Conseil de Paris entreprend de réduire l'affichage publicitaire avec des mesures symboliques, comme la restriction des emprises aux abords du périphérique, la fin des panneaux 4x3 ou l'interdiction des publicités à moins de 50 mètres des écoles. Représentant 12% des supports publicitaires, l'affichage est en réalité en perpétuelle expansion dans la mesure où les afficheurs développent de nouvelles stratégies attractives pour les collectivités territoriales : services contre concessions, à l'instar des marchés de vélos en libre service.</p> <p class="spip">Pot de terre contre pot de fer, les artistes des murs savent s'emparer à leur tour de la ville comme d'un support. Certains taguent, graffent, d'autres choisissent de faire apparaître leurs motifs en nettoyant les murs à l'image de Zeus ou d'Alexandre Orion. Activisme esthétique ou exploration formelle, ces démarches partagent la clandestinité et les procès inéquitables. Ceux qui aiment les murs connaissent le panneau de 3m x 8m situé au croisement des rues St Maur et Oberkampf dans le 11è à Paris. L'association le Mur anime un cycle de commandes d'affiches auprès d'artistes de toutes générations, avec le soutien de la mairie de Paris. Compagnon du street art, Jean Faucheur, artiste, retrace sans angélisme l'impulsion, la politique artistique, les processus de légitimation, les relations durables établies avec le quartier.</p></div> <div class='rss_ps'>A Paris, dans le 11è, dérobé de sa fonction publicitaire, à force de frappes artistiques clandestines acharnées, un panneau au format paysage accueille depuis 2 ans une collection éphémère d'interventions commandées aux artistes avec le soutien de la mairie de Paris. www.associationlemur.com</div> Qui commande ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qui-commande.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Qui-commande.html 2007-11-23T15:50:43Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec le collectif Aéroporté <br />Traditionnellement, l'oeuvre d'art est donnée à voir dans des structures instituées, des lieux consacrés. Avant d'être exposée, elle doit ainsi obtenir validation des institutions, avis favorable des comités d'experts, commissaires ou conservateurs qui homologuent l'intérêt artistique de la création. <br />Que se passe-t-il lorsque l'artiste décide d'adopter un mode d'exposition affranchi des cadres de la permission institutionnelle et d'investir la ville clandestinement et (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton26.jpg" alt="" align="right" width="333" height="480" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec le collectif Aéroporté</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Traditionnellement, l'oeuvre d'art est donnée à voir dans des structures instituées, des lieux consacrés. Avant d'être exposée, elle doit ainsi obtenir validation des institutions, avis favorable des comités d'experts, commissaires ou conservateurs qui homologuent l'intérêt artistique de la création.</p> <p class="spip">Que se passe-t-il lorsque l'artiste décide d'adopter un mode d'exposition affranchi des cadres de la permission institutionnelle et d'investir la ville clandestinement et durablement avec une pièce d'un encombrement comparable à une sculpture monumentale ?</p> <p class="spip">Quels sont les rapports de force qui se nouent alors entre l'artiste et les pouvoirs publics ? La collectivité doit-elle légitimer ces procédés artistiques non programmés, « sauvages » voire illicites ? Qui détient les clés de la ville ?</p> <p class="spip">En choisissant de s'imposer dans la ville mais en intelligence avec les lieux, le collectif Aéroporté revendique le droit à l'auto-exposition et s'inscrit dans la lignée de Gustave Courbet qui le premier proclamait : « Je suis mon propre gouvernement ».</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p class="spip">Mardi 11 mars 2008, le collectif Aéroporté nous donne rendez-vous place de Clichy, devant le socle de la statue de Charles Fourier, qu'il a transformé en installation in situ. Puis direction le Théâtre de la Comédie, où un film de présentation du projet est projeté avant la discussion. Un spécialiste de Charles Fourier, René Schérer, est présent dans la salle.</p> <p class="spip">Le collectif Aéroporté implante clandestinement des oeuvres dans l'espace public. Suivant un « protocole d'installation d'œuvres en milieu urbain » qui permet de neutraliser le dispositif de surveillance municipal et préfectoral de la ville, le collectif revendique un « droit de disposer de son espace public », en dehors de l'aval du politique. <br />Le mode d'installation clandestin, forme de désobéissance civile, suppose d'entrer dans un rapport de force avec les pouvoirs publics. C'est une volonté de la part du collectif, qui cherche à faire sortir l'art de ses lieux institutionnels, de son public averti. Investir l'espace public n'est pas suffisant, si l'oeuvre doit suivre le même processus d'installation qu'en salle : il s'agit de s'affranchir des murs, mais aussi des commissaires, des experts, de la validation institutionnelle. C'est pour les artistes du collectif une manière de retrouver une liberté non seulement de discours et de création, mais surtout d'exposition, au regard de tous. <br />Le processus décisionnel des pouvoirs publics est jugé par les membres d'Aéroporté à la fois trop long - le socle de la statue de Charles Fourier était vide depuis plus de 60 ans - et trop consensuel, évitant les prises de risque : lieu de discussion et de compromis, les organes démocratiques chercheraient à « plaire à tout le monde »1. Ce processus institutionnel pousse selon le collectif l'artiste qui veut faire à s'emparer aussi du pouvoir de décider. <br />Naît dès lors une contradiction entre l'artiste qui décide en amont de l'implantation d'une oeuvre et les pouvoirs publics qui décident en aval de la laisser ou non. Si le politique apprécie le projet et le soutient, le caractère illégal de l'installation est oublié. Si en revanche le politique cherche à reprendre le contrôle sur l'espace qu'il gouverne, les artistes ne peuvent faire l'économie d'un phase de discussion. Né de la volonté de se dispenser de négociation, le projet est alors ramené sur les terres du politique. Il repasse par les étapes de validation dont les artistes ont cherché à se débarrasser. <br />A quelques nuances près : l'oeuvre une fois posée/imposée, des tiers peuvent s'insérer dans la négociation. Notamment les habitants, qui ont eu accès au projet : le Conseil de Quartier du 18è soutient par exemple l'installation du collectif Aéroporté. De même que le cercle des amis de Charles Fourier. Internet aura sans doute son rôle à jouer dans la décision, par le biais des pétitions qui peuvent y circuler facilement.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Zoom : Charles Fourier et sa statue.</strong></p> <p class="spip"><i class="spip"> Charles Fourier est un philosophe socialiste utopiste du début du XIXè siècle. En 1899, une statue est installée place de Clichy pour honorer sa mémoire. Cette statue est fondue et transformée en munition par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Le socle, classé monument historique, reste vide. De 1943 à 2007, plusieurs tentatives de « restauration » de la statue sont faites : les situationnistes installent à la fin des années 60 une copie en plâtre de la statue originale trouvée aux beaux arts (elle sera enlevée par la police trois jours plus tard) ; en 1987, René Schérer et les « amis de Fourier » tentent de proposer un nouveau projet. <br />Le collectif Aéroporté décide finalement en 2007 de s'emparer du socle pour y installer leur propre projet. L'installation du collectif aéroporté prend la forme d'un volume de verre soulignant l'absence de sculpture sur le socle, un escalier invite les passants à accéder au sommet du socle et à remplir l'espace. Ainsi l'installation permet à ceux qui le souhaitent de se prendre pour Charles Fourier... ou pour quelqu'un d'autre ! Une occasion, pourquoi pas, de prendre un peu de hauteur sur la ville.</i></p></div> <div class='rss_ps'>Le collectif Aéroporté pratique l'installation illicite d'oeuvres en milieu urbain. Il est né lors du mouvement social des intermittents et précaires de 2003 avec l'installation, durant la nuit du 30 mars, d'un papillon monumental devant la CIP-IDF, quai de la Charente. En avril 2007, le collectif installe clandestinement une sculpture en haut de la place de Clichy, sur le socle de Charles Fourrier, resté vide depuis l'occupation.</div> Pourquoi la tondeuse peut attendre ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Pourquoi-la-tondeuse-peut-attendre.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Pourquoi-la-tondeuse-peut-attendre.html 2007-11-23T15:44:39Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Christian Dupuy, vice-président chargé de la culture, des animations culturelles et du tourisme du CG92 et maire de Suresnes. <br />En Ile-de-France, 1700 hectares d'espaces naturels disparaissent chaque année et les hirondelles prennent le large… Par-delà les clivages, la mobilisation de l'opinion pour la biodiversité touche désormais tous les échelons du territoire. Peu à peu dans les villes des Hauts-de-Seine, on adopte aussi les méthodes plus douces de l'écojardinage et dans les 7 parcs (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton25.jpg" alt="" align="right" width="341" height="480" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Christian Dupuy, vice-président chargé de la culture, des animations culturelles et du tourisme du CG92 et maire de Suresnes.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">En Ile-de-France, 1700 hectares d'espaces naturels disparaissent chaque année et les hirondelles prennent le large… Par-delà les clivages, la mobilisation de l'opinion pour la biodiversité touche désormais tous les échelons du territoire. Peu à peu dans les villes des Hauts-de-Seine, on adopte aussi les méthodes plus douces de l'écojardinage et dans les 7 parcs du département, il n'est pas rare de retrouver mêlés aux grandes étendues d'herbe, des trèfles, des mauves ou des fleurs sauvages. Patrimoine commun, les parcs contribuent à leur façon à la continuité écologique qu'il convient encore de renforcer. A la rencontre de ce patrimoine végétal, le Conseil Général initie chaque année le rendez-vous « Parcs en Fête » dans lequel une place particulière est réservée à la diffusion de spectacles à ciel ouvert. Colombes, Genevilliers, Issy-les-Moulineaux, Nanterre, Plessis Robinson, Sceaux, Villeneuve-la-Garenne accueillent ainsi un public familial pour une programmation de 7 spectacles en moyenne par journée.</p> <p class="spip">En 2008, le Festival des arts de la rue et du cirque de « Parcs en Fête » aura 20 ans. Le temps du bilan. Dans quelle mesure les arts de la rue valorisent-ils les contours d'un territoire ? Quels sont les effets de cette présence artistique ? Quelles relations ont pu être tissées entre le Conseil Général et les villes ? Quels désirs pour les 20 prochaines années ?</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p class="spip">Le 26 février 2008, la Fédération des arts de la rue en Île-de-France donne, pour la première fois dans le cadre des rencontres « Mais que font les artistes ? », la parole à un élu. Christian Dupuy, Vice-Président chargé de la culture au Conseil Général des Hauts-de-Seine et Maire de Suresnes, propose de revenir sur la politique culturelle du département menée en faveur des arts de la rue.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Un territoire précurseur en matière de diffusion des arts de la rue</strong> <br />Depuis longtemps déjà, le département des Hauts-de-Seine, territoire appartenant à la petite couronne francilienne et qui se distingue par sa richesse, son urbanisation et sa densité de population, s'engage en faveur des arts de la rue. <br />Le festival des arts de la rue et du cirque, qui se tient chaque année depuis vingt ans dans le cadre de Parcs en Fête, est une initiative du Conseil Général des Hauts-de-Seine. Le festival a lieu annuellement durant la période estivale dans un ou plusieurs des sept parcs départementaux (parc de Colombes, parc du Plessis Robinson, parc d'Issy-les-Moulineaux, parc de Sceaux, parc de Villeneuve-la-Garenne, parc de Nanterre, parc de Gennevilliers). L'objectif est de mettre en valeur le patrimoine végétal du département à travers la programmation de spectacles à ciel ouvert. La programmation est destinée à faire venir un public large et familial. En moyenne, sept spectacles sont programmés dans une journée. La programmation estivale accueille environ 15 000 personnes dans chaque parc. <br />Pour Christian Dupuy, les arts de la rue représentent l'expression la plus aboutie de la culture populaire au sens où l'entendant Jean Vilar du fait qu'ils prennent place dans l'espace public et qu'ils prônent très souvent le principe de la gratuité. <br />Ainsi à Suresnes, ville au sein de laquelle Christian Dupuy exerce les fonctions de maire, le festival des vendanges accueille chaque année et ce depuis vingt-cinq ans une importante programmation arts de la rue dans la Cité-Jardins de la ville. Programmer en espace public permet aux habitants de redécouvrir leur patrimoine urbanistique, de mettre en valeur un potentiel architectural important. Les villes de Nanterre, de Bagneux, de Châtillon programment également, chaque année, dans le cadre d'un festival, des artistes de rue. <br />Interrogé sur ces différents modes et espaces de diffusion, l'intervenant observe que l'objectif pourrait être désormais de mutualiser les efforts et de jouer la complémentarité. En effet, il apparaît que les partenariats développés entre le Conseil Général et les villes ainsi qu'entre les villes elles-mêmes restent faibles. Parvenir à tisser des liens forts entre les différentes collectivités territoriales et locales pourrait permettre de toucher un public plus nombreux et également de le faire circuler entre les différents lieux de diffusion créant par là même de nouveaux espaces relationnels collectifs.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Création et accompagnement</strong> <br />Paradoxalement, malgré le nombre important de diffuseurs dans les Hauts-de-Seine, très peu de compagnies de rue sont implantées sur le territoire. De même, il existe très peu de dispositifs d'aide à la création ou d'accompagnement à la production en Hauts-de-Seine. <br />En ce sens, Christian Dupuy pense important de travailler désormais sur la mise en place d'un lieu pouvant accueillir les artistes en résidence et les accompagner dans leur processus de création. Un lieu pivot au sein duquel les artistes pourraient penser simultanément processus de création et inscription du projet artistique en lien avec le territoire et la population. Un lieu permettant de créer de la proximité entre les habitants et l'œuvre artistique car pour Christian Dupuy la culture est avant tout génératrice de sentiment d'appartenance et d'identité collective. <br />L'ouverture d'un débat sur cette problématique pourrait ainsi voir le jour dans le cadre des 20 ans de Parcs en Fête.</p></div> <div class='rss_ps'>Christian Dupuy, est Vice-président chargé de la culture, des animations culturelles et du tourisme du Conseil Général des Hauts-de-Seine. Il est également maire de Suresnes et oeuvre pour la promotion des arts de la rue dans les Hauts-de-Seine.</div> Comment ne pas amuser la galerie ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Comment-ne-pas-amuser-la-galerie.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Comment-ne-pas-amuser-la-galerie.html 2007-11-23T15:37:19Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Xavier Juillot, plasticien. <br />Au jeu de l'aménagement urbain, la tentation de l'aménageur est grande de fixer le meilleur des mondes possibles et d'assigner une place à toute chose, y compris à l'artiste. Comment préserver la ville dans ses potentiels, comment dépasser les déterminismes et pour ce qui est de la production artistique, comment échapper au format, arracher l'art à la pédagogie du système où l'artiste est souvent utilisé comme caution car son oeuvre intervient toujours lorsque (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton24.jpg" alt="" align="right" width="340" height="480" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Xavier Juillot, plasticien.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Au jeu de l'aménagement urbain, la tentation de l'aménageur est grande de fixer le meilleur des mondes possibles et d'assigner une place à toute chose, y compris à l'artiste. Comment préserver la ville dans ses potentiels, comment dépasser les déterminismes et pour ce qui est de la production artistique, comment échapper au format, arracher l'art à la pédagogie du système où l'artiste est souvent utilisé comme caution car son oeuvre intervient toujours lorsque l'espace est déterminé, terminé.</p> <p class="spip">En amont du projet urbain, avant que la mécanique des prescripteurs ne fige la ville dans une réponse d'aménagement, Xavier Juillot, avec la complicité d'invités, se propose d'analyser et travailler les potentiels d'action d'un site. Cette démarche consiste à mettre en place des dispositifs d'expérimentation autonomes, à proposer des lectures de la réalité spatiale, aux échelles de l'environnement. L'expérimentation est la base des propositions génératives de réalisations récentes telles que “le Bureau des vérifications” sur le site du Port Nord de Chalon sur Saône. Xavier Juillot parie sur les processus et pour ce faire, met en place son propre système de production. Pour la rencontre, Xavier Juillot et ses invités livrent les principes de ces expérimentations in situ.</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p class="spip">Mardi 5 février, Xavier Juillot et le bureau des vérifications nous donnent rendez-vous à la Villette autour d'une question : Comment intervenir dans la ville sans tomber dans le décor, sans être le supplément décoratif d'une ville pérenne, normée, imperturbable ?</p> <p class="spip">La Villette est par excellence considérée comme un lieu dédié à la création, l'architecture extérieure du site a été conçue par l'architecte Bernard Tschumi en référence aux gloriettes qui ponctuaient les jardins aristocratiques du XVIIIème siècle, les Folies abritent ainsi des services administratifs (billetterie, infirmerie, bureaux) du Parc. Les Folies sont considérées par l'architecte comme des constructions expérimentales, flexibles et en perpétuelle évolution. <br />Afin de remettre en enjeu, en question, en tension la ville, Xavier Juillot se propose ainsi d'intervenir sur les Folies afin de mettre à l'épreuve des faits les discours produits et de travailler sur les potentiels d'action d'un site. Il propose ainsi de mesurer la tension entre deux Folies. <br />Pour mener cette expérimentation, Xavier Juillot et le bureau des vérifications suivent la procédure requise et font une demande auprès du cabinet de l'architecte afin d'obtenir l'autorisation de tirer un câble entre deux Folies. Ils obtiennent une fin de non recevoir. L'expérience pourrait mettre en péril l'œuvre de Bernard Tschumi. <br />Malgré ce refus, Xavier Juillot et ses complices, décident, depuis le toit terrasse de l'une des Folies de livrer leur approche des lieux en étudiant la résistance d'une Folie.</p> <p class="spip">La séance commence donc par une tentative simple mobilisant la participation de l'assistance : mesurer la tension exercée par la traction d'une trentaine de personnes raccordées par une sangle entre deux folies. <br />Tandis que le bureau des vérifications constate qu'en pointe, le vent exerce jusqu'à 2 tonnes de pression, celle du public n'excédera pas 210 kg, malgré plusieurs tentatives sous l'œil vigilant de José Rubio. <br />Xavier Juillot et le bureau des vérifications peuvent ainsi relativiser l'effet de l'action humaine sur les lieux et relever au passage les critères draconiens opposés par la chaîne de gestion du patrimoine public à l'action artistique. <br />Si pour l'intervenant, c'est justement la friction à un site, le fait de s'exprimer sur un lieu non figé qui permet de produire du sens, il semble in fine que les artistes ne rentrant pas dans un format de programmation, débordant du cadre institutionnel soient exclus du processus de création et d'expérimentation. Ne pas tomber dans le décor, c'est pourtant mettre à l'épreuve les lieux.</p> <p class="spip">La conférence action en image : <br />- Rencontre avec Xavier Juillot <br />- Vérifier la tension entre deux folies <br />- Mesurer la force de la traction de l'humain <br />- Le vent exerce une pression jusqu'à 2T sur le bâti <br />- Celle du public n'excèdera pas 210 kg <br />- Malgré plusieurs tentatives <br />- Ne pas tomber dans le décor, c'est mettre à l'épreuve les lieux</p></div> <div class='rss_ps'>Xavier Juillot, plasticien, est également enseignant à l'École d'architecture de Paris La Villette en “Arts et scénographies urbaines”.</div> Pourquoi développer les zones périphériques ? http://www.maisquefontlesartistes.fr/Pourquoi-developper-les-zones.html http://www.maisquefontlesartistes.fr/Pourquoi-developper-les-zones.html 2007-11-23T15:27:57Z text/html fr Agnès Quel est le programme ? Rencontre avec Pascale Henrot, codirectrice du Festival Paris quartier d'été. <br />Avec une affluence record -plus d'1 million de visiteurs transitent chaque jour aux Halles sur 2,1 millions d'habitants- et avec une offre conjuguée de services et d'événements exceptionnels au mètre carré, Paris, ville patrimoine, peut paraitre corsetée dans ses espaces et ses limites. <br />Pour décongestionner et requalifier la ville, les espaces publics ont peu à peu été réaménagés parfois sous l'effet du lobbying associatif. (...) - <a href="http://www.maisquefontlesartistes.fr/-Quel-est-le-programme-.html" rel="directory">Quel est le programme ?</a> <img src="http://www.maisquefontlesartistes.fr/IMG/arton23.jpg" alt="" align="right" width="341" height="480" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Rencontre avec Pascale Henrot, codirectrice du Festival Paris quartier d'été.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Avec une affluence record -plus d'1 million de visiteurs transitent chaque jour aux Halles sur 2,1 millions d'habitants- et avec une offre conjuguée de services et d'événements exceptionnels au mètre carré, Paris, ville patrimoine, peut paraitre corsetée dans ses espaces et ses limites.</p> <p class="spip">Pour décongestionner et requalifier la ville, les espaces publics ont peu à peu été réaménagés parfois sous l'effet du lobbying associatif. Rues, places, jardins, voirie, dalles portent la marque d'un découpage sophistiqué qui lisse les conflits d'usage autant qu'il affecte les qualités de partage : l'utilisation de ces espaces de plus grande qualité se révèle en effet de plus en plus complexe. Même la ville événement, la ville éphémère voit ses périmètres de plus en plus normalisés, contraints, ritualisés. C'est aux limites de Paris où résident plus de 100 000 personnes et au-delà, en banlieue, que les terrains d'expérimentation paraissent plus souples.</p> <p class="spip">En 2007, 20% de la programmation artistique du Festival Paris Quartier d'été se déroulait de l'autre côté du périphérique. De Paris plage vers Paris marge, les marges tiendraient-elles les pages ? En banlieue, les potentiels sont grands mais le public diffère. Moins institué, il reste à conquérir. Stimuler les regards, inventer de nouvelles formes de rencontres avec les acteurs des communes limitrophes et le public est un des défis auquel les opérateurs sont confrontés.</p> <h3 class="spip">Résumé</h3> <p class="spip">Mardi 29 janvier 2008, Pascale Henrot, codirectrice du festival Paris Quartier d'Été nous donne rendez-vous au Glaz'art, entre Paris et Aubervilliers, afin de répondre à la question : Pourquoi développer les zones périphériques ?</p> <p class="spip"><strong class="spip">Paris Quartier d'Été, un festival à ciel ouvert</strong> <br />Paris Quartier d'Été naît en 1990 à l'initiative de Jack Lang, qui souhaite voir l'ouverture des théâtres nationaux parisiens durant la période estivale. Puis, au fur et à mesure, du fait notamment des contraintes pesant sur les équipements (réduction des effectifs, resserrement des saisons) le festival s'installe en extérieur avec une programmation mixte recouvrant propositions populaires et manifestations plus radicales. L'axe programmatique, défendue par Pascale Henrot, étant de présenter des propositions artistiques qui ne se donnent pas à voir aux spectateurs immédiatement. Il faut aller chercher. Pour exemple, le travail de la compagnie Back2back, programmé dans le quartier des Halles à Paris, où l'espace de jeu n'est pas identifiable instantanément par le public.</p> <p class="spip"><strong class="spip">La difficulté de s'inviter, de s'inventer à Paris</strong> <br />Avec le temps, il devient cependant complexe pour la direction du festival et les artistes programmés de continuer à expérimenter sur le territoire parisien. Les espaces vierges, les friches, les lieux de respirations, les espaces de rien se font de plus en plus rares. Il semble de plus en plus difficile de déréguler les automatismes à Paris. La requalification urbaine en œuvre dans la capitale a engendré une normalisation, une dévitalisation des lieux. Elle a également accru le nombre de mesures réglementaires freinant la diffusion d'œuvres en espace public et les potentiels de détournements urbains. <br />De plus, l'abondance de l'offre culturelle présente sur le territoire parisien rend difficile les effets de surprise et les coups de théâtre. <br />Enfin, la multiplication et la dilution des interlocuteurs au sein de la Ville de Paris ne permettent pas de réels échanges structurants, de travail en amont dans les quartiers d'implantation, de bilan concerté sur les retombées de l'action.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Prendre ses quartiers d'été en banlieue</strong> <br />Bien que la programmation de Paris Quartier d'Été demeure majoritairement établie sur le territoire parisien, le festival travaille de manière croissante avec les communes limitrophes et notamment les quartiers difficiles. <br />Pourquoi ce parti pris et comment s'opère-t-il ? <br />En banlieue parisienne, les espaces non pensés et les zones de délaissés existent, les publics vierges aussi. Les rencontres sont possibles. Cependant la relation aux spectateurs diffère et mérite d'être travaillée autrement. Le public est la plupart du temps constitué d'habitants et non de spectateurs avertis. On ne s'adresse pas de la même façon à un public qui n'a rien demandé qu'à un public institué. Ce décalage entraîne une modification de l'offre artistique proposée. Les spectacles doivent être à la fois accessibles au niveau de la forme et exigeants au niveau du fond. Ils doivent savoir agripper les passants avec du sens, avec des questions de société. <br />Cette réalité entraîne la nécessité de mettre en place des partenariats forts et structurants avec les services municipaux des villes concernées. Le partenariat se fonde alors moins sur la question de la proposition artistique que sur celle du spectateur. Comment intéresser les habitants ? Quel est le travail de médiation à mener en amont du festival ? En s'appuyant sur quels relais ? Le dialogue devient possible avec les services municipaux et notamment avec les directions des affaires culturelles. Des évaluations a posteriori sont réalisées par les villes, ce qui permet des remises en question et des repositionnements. Le partenariat avec les villes est également financier. Les villes d'accueil participent à hauteur de 50 % du budget global de la manifestation. Ce partenariat fort entraîne parfois des points de discorde : il n'est pas évident pour une ville de financer une manifestation artistique sans en gérer la programmation.</p> <p class="spip"><strong class="spip">L'évolution des relations Paris-banlieues</strong> <br />Il reste important de préciser que cette volonté de traverser le périphérique parisien est soutenue par les partenaires du festival (DRAC, Région Île-de-France) et notamment par la municipalité parisienne favorable à une ouverture de la capitale vers sa périphérie. Plusieurs questions se posent néanmoins : la mise en place institutionnelle d'un « Grand Paris » ne risque-t-il pas de créer une nouvelle stratification des interlocuteurs et de pervertir la richesse des relations établies avec les communes limitrophes ? Faut-il continuer à développer, multiplier la programmation avec toujours plus de nouvelles villes limitrophes ? Ne vaut-il mieux pas s'impliquer en profondeur avec quelques villes ciblées afin de travailler le territoire dans la durée, de créer des habitudes, d'inventer des relations sur le long terme avec les populations ?</p></div> <div class='rss_ps'>Codirectrice du Festival Paris quartier d'été depuis 2000, Pascale Henrot associe têtes d'affiche et artistes émergents dans une programmation qui s'étend aux communes limitrophes de Paris.</div>